Update Lecture

Update Lecture : Passion Première Guerre Mondiale

Prémices : J’ai effectué mon mémoire de Master 2 sur les BookTubeuses, leur influence, comment leur manière de parler livre permettait l’émergence d’une communauté de lecture idéale. J’a pu échanger avec certaines et pour être franche, je me suis mangée beaucoup trop de vidéos, d’analyses pour que l’idée ne me trotte pas en tête. Mais… Non. Je n’ai pas l’envie de me lancer dans l’aventure BookTube. Trop de travail, trop de temps consacré aussi bien à la préparation des vidéos qu’au montage. Tout du moins pour le moment. En revanche, vous parler tous les mois des livres lus pendant le mois, sans filtre et toujours avec humour, me paraît être bon entre deux. Vous êtes prêts ?

J’ai une passion concernant la Première Guerre Mondiale très mal gérée. Dans le sens où quand l’envie m’en prend, je vais lire des romans à ce sujet, jusqu’à saturation. Voici un résumé des quatre que j’ai lu durant le mois de novembre ainsi que mon avis (garantie sans spoiler)

  • L’horizon de Blanche – Maryline Martin – Editions Glyphe

Résumé : Août 1914. Mobilisation générale. Les hommes partent au front. Numance, un homme jaloux, fruste et volage, laisse sa femme Blanche à une liberté toute nouvelle. Guidée par Marguerite, sa grande amie, elle découvre le féminisme sans s’inquiéter des remontrances de son mari.

Mon avis : Ca commençait bien. Une héroïne féministe qui s’engage en tant qu’infirmière volontaire dans l’armée pour soigner les poilus et s’affranchir de son tyran de mari. J’étais prête à signer et là, la déception est venue frapper. Et sévèrement. Je n’ai pas aimé le style, aux tournures parfois maladroites mais surtout ce qui m’a posé le plus de problème, c’est l’aspect psychologique qui manque aux personnages. Mince, moi qui attendais avec joie et bonheur tous les questionnements, les réflexions propres à une femme qui dit « merde » à son mari, Blanche aura eu l’introspection d’une cuillère à café. Je termine ce roman déçu et sur ma faim.

  • Au revoir la-haut – Pierre Le Maître – Editions J’ai Lu

Résumé : « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…

Mon avis : J’ai vu le film, réalisé par Dupontel et j’en suis ressortie bouleversée, autant par le jeu des acteurs que l’histoire. C’est en soit cette petite pépite du septième art qui m’a replongée dans une passion « Première guerre mondiale » des plus mal gérés et m’a fait me jeter sur la version romanesque d’Au-revoir là haut, la chambre des officiers et l’Horizon de Blanche. Joli pavé de 600 pages, il m’aura tenu une semaine : j’ai aimé le style, les personnages, la réflexion psychologique de chacun… Cela m’a permis d’avoir une autre vision que celle apportée par le film (ainsi dans la réalisation de Dupontel, on ne précise pas qu’Edouard est gay, raison principale de la brouille avec son père. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme).

  • La chambre des officiers – Marc Dugain – Editions

Résumé : Dans les premiers jours de 14, Adrien F., lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité.

Mon avis : Je voulais des tranchées, des rats et des affrontements, des trèves comme dans Joyeux Noël. Je ne les ai pas eus mais j’ai doucement vibré. Adrien est beau, charmant, brillant : tout lui sourit. On suit la vie de ces officiers, leur enfermement dans cette chambre, l’évolution de leur regard et celui des autres. Comment accepter son image lorsque l’on vous dévisage avec angoisse ? Et inversement ? Ce roman, très court, pointe du doigt avec maestria les oubliés de la grande guerre, ces fameux gueules cassés et propose une immersion psychologique de qualité. C’est bien rédigé, bien documenté : mon seul regret serait la fin un peu abrupte.

  • Mauvais genre – Chloé Crudauchet – Editions Delcourt

Résumé : Paul et Louise s’aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l’enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d’identité, se travestir. Désormais il sera… Suzanne.

Mon avis : Une claque. Une belle et magistrale claque. Les dessins sont fins, recherchés et terriblement expressifs. Quant à l’histoire, on y relate un fait divers réel et glaçant des années 1925. Afin de ne pas vous spoiler, il faut juste partir du principe qu’ici, on tachera de comprendre comment la guerre et la réclusion sociale provoqueront chez Paul des évolutions et métamorphoses psychologiques et psychiatriques. Cette bande dessinée soulève également une autre question ; jusqu’où est on prêts à aller par amour ?

Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Des livres sur cette thématique à me conseiller ?

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