Littérature·Update Lecture

Update Lecture : #Mars

Le mois de mars n’aura pas été trop prolixe en lecture, j’ai une petite baisse de régime… Mon esprit foisonne d’idées romanesques, je ressens le besoin d’écrire à mon tour mon propre roman et cela laisse moins de place et de temps pour dévorer des romans en bonne et due forme. Ca ne m’empêche pas en revanche de continuer à faire la joie et la richesse de mon libraire indépendant. Je n’ai lu que deux romans ce mois-ci mais ils furent de qualité.

Six of Crows – Leigh Bardugo

Résumé : Ketterdam – Quartier du Barrel : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix.
Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques.
Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

Mon avis : Je pense de plus en plus rédiger un article sur l’impact qu’a eu Harry Potter dans mon existence et surtout dans mes choix de lectrice. Chaque année, je continue ma recherche éperdue de romans qui me feront aussi rêver que cette saga : certains méritent que l’on s’y attarde assez lentement comme Outlander, Les Salauds Gentilshommes, Autre Monde…
J’ai vu les gens s’arracher ce tome et ma curiosité s’en est retrouvée titillée. Rupture de stock du poche, j’ai même renié mes principes et suis allée me le procurer à la Fnac (c’est dire !). Des voleurs, une quête impossible, une équipe pleine de rivalités et de secrets…

J’avais adoré Les Salauds Gentilshommes, magnifique saga sur le quotidien de voleurs à l’esprit aussi acéré qu’une dague et servi par un style tout simplement puissant et magique. Je ne pensais pas retrouver la même magie que dans l’oeuvre de Scott Lynch mais j’étais enthousiaste.
Six of Crows, ce ne fut pas un coup de coeur aussi puissant mais le roman reste bien mené, une intrigue fine avec des rebondissements rapides. J’ai trouvé en revanche très difficile de suivre aussi bien les différentes catégories sociales du pays imaginé par l’autrice que me représenter tout simplement les décors… J’ai été partagée à la lecture de ce roman : certaines relations entre les personnages (oui je fais tout pour ne pas spoiler) sont bien souvent trop prévisibles ou alors complètement tirées du chapeau, dans une logique de « comme ça tout le monde ne finit pas seul ». Je me procurerai le tome 2 car cela reste un roman jeunesse de qualité (et vu les étalages des librairies, j’éprouve la désagréable sensation que l’on reste quand même sur de la romance bas de gamme mais je manque peut-être cruellement d’objectivité, ne pouvant pas supporter ce genre).
J’ai quand même passé un bon moment mais si vous voulez passer un cran au dessus sur les sagas de voleurs, foncez acheter les Salauds Gentilshommes

Un fils parfait – Mathieu Ménégaux

Résumé : Maxime, enfant unique d’Élise, a tout du fils parfait : brillantes études et carrière fulgurante ; c’est un mari aimant comme un père attentionné. Un jour, sa femme Daphné va découvrir la faille dans ce tableau idyllique. Le conflit est inévitable : il sera sans merci.
Jusqu’où une mère doit-elle aller pour protéger ses filles et faire valoir ses droits, alors que personne n’accepte de la croire ?

Mon avis : J’ai beaucoup beaucoup entendu parler d’Un fils parfait. La thématique, simple et brutale, permet une immersion psychologique des plus puissantes : comment réagir lorsque l’homme de sa vie, le père de ses enfants, les viole ? On suit les hésitations de Daphné qui, au départ, fuit cette vérité crue et dure avouée par une de ses filles puis son indignation et le poids ensuite de la justice française, ses aberrations, son incroyable et illogique injustice. Ou comment les meilleures intentions du monde peuvent se retourner contre vous si en face, se trouvent des personnes mal intentionnées… Le style est simple, efficace et en retenue : on ne tombe ni dans le pathos, ni dans le voyeurisme.
J’ai apprécié cette immersion psychologique dans l’esprit de cette mère de famille, perdue et acculée, partagée entre déni et rage. J’ai trouvé en revanche la fin du roman trop rapide et presque téléphoné, une pirouette maladroite. Je garde un bon souvenir de ma lecture mais ce n’est pas le coup de coeur attendu…

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