Littérature·Update Lecture

Update Lecture : #Février

Faire mon mémoire sur les BookTubeurs et leur influence m’aura été sacrément salvateur : je me suis ainsi remise sciemment et avec bonheur à la lecture. Enfant, je pouvais y passer mes journées : aujourd’hui, je me rends compte de plus en plus qu’Internet (quel joli paradoxe que d’y exprimer mon avis sur mes lectures cependant !) est d’un chronophage… Tous les soirs, je me force donc à éteindre mon téléphone, à ne plus regarder de séries et juste à ouvrir mon bouquin. Je fais la joie (et la fortune) de mon libraire de quartier et à chaque livre terminé, je ne ressens que l’envie d’en saisir un nouveau. Un grand merci à Margaud Liseuse, Pinupapple & Books, Moody take a book, Le souffle des mots, Lemon June et toutes les autres si d’aventure elles passent par là !
Ce mois de février aura été riche en découvertes une fois de plus. On y va ?

Arrête avec tes mensonges – Philippe Besson

Résumé : Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter :  » Arrête avec tes mensonges.  » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper.

Mon avis : Ce roman a été une jolie claque et source de profondes réflexions. Allons y point par point, sur ce qui m’a plu et diablement séduite.
Dans un premier temps, le style. Philippe Besson jongle avec les mots, rendant le tout si vivant, tour à tour délicat et brutal. Il n’y a pas une fausse note, on ne sombre à aucun moment dans le cliché d’une romance cachée, d’un amour adolescent interdit.. On suit pas à pas cet amour puissant et tortueux entre Philippe et Thomas, ce dernier refusant de l’assumer, de s’assumer ainsi. C’est remarquablement bien écrit, on ne sombre à aucun moment dans le pathos, le niais… Non. C’est juste beau.

Dans un second temps, ce livre ne vous laissera pas indifférent et vous forcera à vous interroger sur vous-même, vos relations. Au fond, nous avons tous conscience qu’une relation nous a marquée et que de celle-ci dépend en réalité profondément ce que nous sommes devenus aujourd’hui. Failles, forces, tout y passe. Une de mes questions récurrentes que je me pose à moi même est : si j’étais restée avec ce garçon, que serais-je devenue ? Si je ne l’avais pas rencontré, que me serait-il arrivé à la place pour apprendre ?

En conclusion, il y a des livres que l’on referme la gorge un peu serrée, la bouche un peu sèche. Et ce qui compte ce n’est pas le nombre de pages dévorées mais bel et bien l’impact des mots, la beauté des phrases et la force de l’histoire racontée. « Arrête Avec tes mensonges » est de cette veine la. Pendant 159 pages, on découvre une histoire d’amour interdite, dissimulée, passionnelle, des vies gâchées. Et l’on referme ce roman la tete pleine de questions, signe révélateur que la lecture était belle… Je craignais le roman bateau, suite aux nombreux prix reçus et à l’engouement médiatique proposé… mais non. Le buzz est amplement mérité : ce livre vous atteint en pleine poitrine, une grande gifle, qui remet les idées en place. Et cette question, restée sans réponse : « si j’avais osé, aurais je été plus heureux mais moins talentueux dans mon art? »

Repose toi sur moi – Serge Joncour

Résumé : Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s’y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l’affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

Mon avis : Après « Arrête avec tes mensonges », il me fallait réellement un roman un peu plus doux, qui n’allait pas me remuer et me laisser pantelante, comme avait réussi Philippe Besson. Ce livre trainait dans ma PAL depuis mon anniversaire et cela me semblait tout à fait approprié, comme entre deux.
« Repose toi sur moi » n’est pas une réelle déception, je l’ai juste trouvé cruellement fade. Un « Ensemble, c’est tout » ou « Un jour » raté. Il ne s’y passe pas grand chose, on suit les deux personnages légèrement prévisibles (la nana dans la mode super belle et bien gaulée, l’ancien agriculteur super carré, bah oui tant qu’à faire). Ils tombent amoureux l’un de l’autre un peu par coïncidences (un coup de foudre dirons nous car ça ne s’explique pas, on évitera ainsi le problème de logique. Rien n’est plus incohérent que le coeur humain et ça a bon dos pour les romanciers et les scénaristes).
Le style m’a tour à tour horripilée et séduite : l’auteur est LE spécialiste des phrases immenses, où la seule ponctuation est la virgule. Par moments, je trouvais ce choix pertinent : à d’autres, il m’est clairement sorti par les yeux. Si je veux lire un livre aux phrases sans fin, j’attrape « à la recherche du temps perdu » et puis basta.
Si je devais trouver un point positif à ce roman, c’est son côté rassurant : si l’amour est parti, dites vous que l’amour est partout (Big Up Zazie pour cette maxime qui m’a accompagnée toute mon adolescence). Il reste le genre de romans doudous dans lequel il fait bon se lover de temps en temps.

A l’encre de mon coeur Partie 1 – Outlander – Diana Gabaldon

Warning : Si vous n’avez pas terminé la deuxième partie du tome 7, si votre tome en cours de la saga est loin derrière ce tome 8,  je vous invite à ne pas lire cette critique. Cela risque d’être du spoil à foisons… Et ça serait regrettable 🙂

Résumé : Juin 1778 : l’armée britannique quitte Philadelphie, alors que les troupes de George Washington délaissent Valley Forge pour se lancer à ses trousses. Jamie Fraser, que l’on croyait mort, réapparaît et découvre que son meilleur ami s’est marié avec sa femme, Claire. Il apprend également que son fils illégitime connaît maintenant l’identité de son père.

Enfin réunis, Jamie et Claire se réjouissent que Brianna, leur fille, soit en sécurité au XXe siècle… Mais il n’en est rien, puisqu’elle est à la recherche de son fils, qui a été enlevé par un homme déterminé à connaître les secrets de sa famille. Son mari, Roger, s’est aventuré dans le passé pour retrouver le garçon disparu, ignorant que l’objet de sa quête n’a pas quitté le présent. Le ravisseur peut désormais jeter son dévolu sur sa véritable cible : Brianna. (source : Babelio)

Mon avis : Il faudrait que je vous rédige un article sur les différentes raisons pour lesquelles j’aime autant cette saga…(D’un côté, pour s’avaler autant de tomes qui contiennent autant de pages, ça relèverait du mazochisme si l’oeuvre de Diana Gabaldon me sortait par les yeux.)
J’ai donc retrouvé dans cette première partie du tome 8 un Jamie Fraser toujours vivant (dieu merci) et comme d’habitude, cette (fâcheuse ?) manie de l’autrice, soit faire traîner une journée sur 450 pages. Je n’arrive toujours pas à trancher si cela m’agace profondément ou si j’arrive à passer au dessus, tellement le style me plaît. C’est fluide, vivant, je ne trouve que très peu de tournures maladroites..

Et puis les personnages. Bon dieu. Les personnages. Diana Gabaldon est une magicienne ! Je suis admirative sur la façon dont elle réussit à les rendre si attachants, si diablement vivants et surtout, comment chacune de leur relation entre eux ne fait que continuer de progresser, d’avancer… Diana  Gabaldon réalise selon moi la prouesse de décrire « la vie ». Et c’est savoureux.
Claire et Jamie, bien qu’âgés de près de 60 ans (si l’on suit la chronologie du livre !) (soit l’âge de mes parents…), restent en perpétuelle évolution. Ils continuent de se découvrir et surtout d’avancer dans les périodes tumultueuses de l’histoire, toujours agrippés l’un à l’autre.
Brianna et Roger, ce dernier étant de loin selon moi un des personnages les plus ternes de toute la saga, finissent même par trouver grace à mes yeux dans ce volume.

Mon seul regret est que la période choisie, la guerre d’Indépendance, ne m’ait jamais passionnée. Et m’ennuie même franchement. Donc se cogner 1000 pages une fois de plus sur une thématique pareille… C’est ardu.

J’ai également lu « L’étranger » d’Albert Camus dans le cadre du « Reading Classic Challenge » mais je vous réserve mon avis lors d’un bilan que je réaliserai en juin ! Si vous souhaitez cependant en avoir un aperçu, rendez-vous ici.

2 réflexions au sujet de « Update Lecture : #Février »

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